Même si les traces de la première Guerre mondiale sont moins visibles qu’ailleurs, laissez-vous guider par des émotions sur des lieux de souvenirs qui restent très présents, intimes et forts.

Des hommes du monde entier...

Qui aurait pu penser que ces marécages humides verraient un jour courir des enfants, leur petite main bien au chaud et à l’abri dans celle d’un grand-père bienveillant ? Certainement pas ces dizaines de milliers de jeunes hommes, certains encore des enfants, venus du monde entier pour tenir et défendre un front qui n’a jamais bougé de plus de quelques centaines de mètres en 4 ans…

Certainement pas ces hommes enturbannés, arrivés par bateaux et par train d’une Inde du Commonwealth, ne comprenant ni les propos des autres soldats, ni les regards suspicieux de gens inquiets de cet ailleurs devenu si proche.

Ici, la guerre s’est embourbée. Dans ce Bas Pays, autour de ce front oublié, sans bataille, dont l’Histoire aurait retenu le nom. Dans cette terre humide, les tranchées étaient impossibles. Des murs de sacs, de terre, de sable les remplacèrent… Improbable défense devant un ennemi déjà installé, qui avait pris les hauteurs. L’histoire de ces hommes fut dramatique, noire, pleine de morts et de souffrance. Les habitants eux-mêmes ont redécouvert cette période que les anciens ne voulaient pas raconter. Ville de garnison britannique, Béthune fut bombardée. La vie quotidienne bouleversée. La ville en partie disparue sous les ruines, laissant son seul beffroi poindre en signe de résistance.

Terre de mémoire

Alors quand aujourd’hui, des hommes et des femmes viennent du monde entier pour rechercher la tombe, le champ, l’arbre, symbole de la vie et de la disparition de leur ancêtre, de leur oncle, de leur grand-père… Alors, oui, l’émotion est palpable, vibrante, tactile. « Il était ici » pourrait-on entendre si nos oreilles pouvaient écouter les murmures du chagrin… Une « perception », un sentiment, un lien que chacun exprime à sa manière : un papier punaisé sur un arbre, une cornemuse dans une aube naissante, une fleur, un coquelicot sur une pierre toujours entretenue.

Leurs histoires se ressentent toujours : un cimetière portugais, britannique, allemand, français, un mémorial indien, des monuments, partout. Et surtout, des habitants qui font vivre ce souvenir et cette gratitude, lors d’un week-end d’émotion intense et de reconstitution vraie, par la création d’un sentier de randonnée. Pour partager, pour se souvenir, ensemble.

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